Posez-vous les bonnes questions 
Très en vogue depuis quelques années, la psychogénéalogie propose une lecture de l’arbre généalogique en fonction de la place que nous occupons dans notre famille et des liens entre les différents individus. Son postulat est que nous subissons l’impact d’événements vécus dans les générations précédentes et que cette transmission intergénérationnelle, consciente ou inconsciente, influe sur nos comportements et nos choix. 

Dates, prénoms, métiers, migrations, maladies, âges auxquels certains événements surviennent permettent de mettre en lumière ces « loyautés invisibles » et de les décrypter pour s’en libérer, avec l’aide du génosociogramme, sorte de diagramme où toutes ces informations sont inscrites. 

Historienne et journaliste de formation, je ne suis pas psychologue mais depuis toujours je me passionne pour la thématique du secret de famille et de la transmission en généalogie. Que cherche-t-on quand on entreprend d’enquêter sur son passé familial ? Qu’en retient-t-on et que transmet-on ? Comment réagir face au secret de famille que l’on connaît ou que l’on découvre ? 
Ces questions font l’objet de mon livre « Secrets de famille et psychogénéalogie » publié en 2007 dans la collection « Généalogies » des Editions Autrement et je les aborde régulièrement dans la rubrique que je tiens depuis 2010 dans la Revue française de généalogie, premier magazine français de généalogie. 

Parce que je suis généalogiste au départ, je suis pour une psychogénéalogie rationnelle, à laquelle j’ajoute l’apport de la sociologie clinique qui étudie les relations entre « l’être de l’homme et l’être de la société ». 

Je me suis formée en psychogénéalogie à l’Association internationale de psychogénéalogie et j’ai participé à des groupes d’implication et de recherche à l’Institut international de sociologie clinique (IISC), tous deux basés à Paris.